Écologie + Entomologie

Entomologie au camp ERE / l'Estuaire du Saint-Laurent / Port-au-Saumon
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Une découverte impressionnante !
Nous avons découvert, dans Notre Oasis Nature, l'ERE de l'Estuaire, région assez nordique du Québec, un individu inusité : une forme sombre du papillon tigré du Canada
«Contrairement au
Papilio glaucus, le papillon tigré du Canada (Papilio canadensis) ne présente normalement pas de forme femelle noire, sauf, curieusement, à Terre-Neuve, où des femelles noires ont été observées à quelques reprises. Cette forme n'a pourtant jamais été signalée en Nouvelle-Angleterre». Nous savons que Papilio canadensis vole dans toutes les provinces du Canada et tous les territoires. Au nord, il se rencontre jusqu'au cercle polaire au Yukon, à Churchill au Manitoba, à la petite rivière Shagamu en Ontario et à Schefferville au Québec. Par contre, la forme sombre est très peu documentée et très peu observée. Pour l’instant, nous ne pouvons pas expliquer la présence de ce nouveau visiteur dans notre Oasis.
(Cliquez sur le lien) http://www.humanite-biodiversite.fr/temoignage-oasis/le-tigre-du-canada-dans-notre-oasis

Le programme comprend des activités qui traitent :

- des méthodes de capture et de collection (papillons, libellules, araignées, etc.),
- de l'étude des ordres d'insectes et autres arachnides,
- de la compréhension du rôle et de l'importance des insectes pour les écosystèmes,
- de l'étude des insectes en relation avec les différents milieux,
- de l'analyse de milieux très diversifiés (tourbières, rivières, champs, marais, etc.),
- de l'utilisation du microscope dans l'observation et l'identification d'espèces,
- de l'intégration du dessin dans l'étude des libellules et des araignées,
- de l'intégration de la photographie numérique en entomologie, et autres.

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Une chasse aux libellules de ruisseau. Groupe d'entomologie


Derrière Port-au-Persil, coule un merveilleux ruisseau peuplé de petites truites de quelques centimètres de longueur.  Mais la pêche n'est pas le but de notre excursion d'aujourd'hui.
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Une chasse aux libellules de ruisseau. Groupe d'entomologie


Derrière Port-au-Persil, coule un merveilleux ruisseau peuplé de petites truites de quelques centimètres de longueur.  Mais la pêche n'est pas le but de notre excursion d'aujourd'hui.
Nos jeunes entomologistes descendent de la fourgonnette du camp l'Ère de l'estuaire de Port-au-Saumon, filet à la main, et s'éparpillent aussitôt le long du secteur du ruisseau qui se fraye un chemin non loin du lac à l'Ours.  Dès les premiers coups de filets entomologiques, la récolte s'annonce fructueuse.  Rémi capture le premier Cordulegaster diastatops mâle et Jean-Michel, la première femelle de cette belle grande libellule de ruisseau au vol princier.  Simon trouve une femelle Cordulegaster maculatus dans le fond de son filet.  De nombreux autres Cordulegaster mâles patrouillent les rives du ruisseau d'environ deux mètres de largeur.
Quelle est cette fascinante libellule qui survient subrepticement au bord du modeste cours d'eau, décrit un vol en demi-cercles au milieu pour s'enfuir rapidement vers les buissons des rives? N'est-ce pas l'Ophiogomphus colubrinus?  Et quelle chance, que dire, quelle adresse, Frédéric, Jean-Michel et Mathieu parviendront tour à tour à capturer un spécimen chacun au cours de l'excursion, soit deux mâles et une femelle. Il faut bien le dire, les Ophiogomphus adultes sont relativement peu capturés en nombre, même par des entomologistes chevronnés.  Pourtant, les larves sont nombreuses dans ce cours d'eau. Bien des années se sont succédées au Camp sans qu'on parvienne à récolter ne serait-ce qu'un seul spécimen.
Quelle est cette fascinante libellule qui survient subrepticement au bord du modeste cours d'eau, décrit un vol en demi-cercles au milieu pour s'enfuir rapidement vers les buissons des rives? N'est-ce pas l'Ophiogomphus colubrinus?  Et quelle chance, que dire, quelle adresse, Frédéric, Jean-Michel et Mathieu parviendront tour à tour à capturer un spécimen chacun au cours de l'excursion, soit deux mâles et une femelle. Il faut bien le dire, les Ophiogomphus adultes sont relativement peu capturés en nombre, même par des entomologistes chevronnés. 
Pourtant, les larves sont nombreuses dans ce cours d'eau. Bien des années se sont succédées au Camp sans qu'on parvienne à récolter ne serait-ce qu'un seul spécimen.
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Le festin des libellules à Baie-des-Rochers


Tout le monde se souvient de la journée de Baie-des-Rochers.  À chaque stage, les campeurs ont pu en jouir. Si vous vous souvenez, presque tout le monde s'engageait dans le sentier dans le but de se rendre au bord de la mer, y ''luncher'', observer la nature, s'amuser, etc.  Je décidai de rester sur le quai pour y observer les libellules. Je voulais établir deux faits. Primo, quelles espèces étaient présentes parmi la cinquantaine d'individus ou plus qui volaient constamment au-dessus de la rivière et du quai? Secundo, que faisaient-elles ou plus précisément que ''mangeaient''-elles? J'ai eu réponse à mes deux interrogations.
Parmi les espèces en vol, j'ai identifié ou déterminé les suivantes : Aeshna canadensis, A. eremita, A. interrupta, A. umbrosa, Cordulia shurtleffi, Dorocordulia libera, Somatochlora cingulata (une femelle seulement), Libellula quadrimaculata et L. julia.  J'ai capturé un mâle et une femelle de chaque espèce et pris soin de relâcher les autres.
Pour connaître les proies de toutes ces libellules, j'ai fait trois choses. À chaque capture, j'ai examiné le contenu de leur ''bouche'' ou mandibules, capturé des insectes qui volaient au-dessus du quai et du bord de la rivière puis récolté de nombreux insectes qui émergeaient de la rivière dans les buissons et les arbustes du bord.
En bref, les diptères ou mouches constituaient  la majorité des proies du régime alimentaire de ces libellules. Les mouches à chevreuil et les mouches noires en faisaient partie.  Parmi d'autres victimes de la voracité de ces odonates, je mentionne des individus ténéraux des ordres suivants : éphéméroptères, plécoptères et trichoptères. Enfin, une libellule a pourchassé un Amiral, gros papillon abondant en ces lieux et un gros neuroptère comme le Nigronia sp. Pour connaître tous ces insectes à l'espèce, il faudrait un entomologiste spécialiste de chaque groupe taxonomique. Pour le naturaliste que je suis, il m'intéresse de connaître en gros ce que dévore les libellules et j'ai trouvé réponse à mon interrogation ...En passant, l'expérience pourrait se renouveler, puisque à chaque année j'observe ce phénomène au quai de Baie-des-Rochers.
Le résultat souhaité, c'est de faire vivre une expérience au-delà du commun…
Les entomologistes et les naturalistes qui fréquentent l’Oasis Nature l’ERE de l’Estuaire nous ont permis de faire des observations que nous envieraient des chercheurs chevronnés.
Le terme ''globe-trotteur'' vient de ce que Pantala flavescens est répandu sur une bonne partie de notre planète. Cette grande voyageuse peut parcourir des centaines, voire des milliers de kilomètres.Fait étonnant au surplus, l'espèce envahit des régions nordiques comme la province de Québec. Les femelles pondent probablement des millions d'oeufs dans des étangs et des mares de sablières et de gravières, mais les larves doivent se développer en quelques semaines tout au plus, ce qui n'est pas la norme dans le monde des libellules. Pourquoi?
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