CAMP ERE DE L'ESTUAIRE Port-au-Saumon

Oasis nature Charlevoix, Québec

Écologie à Port-au-Saumon

Mouches à fleurs
Sericomyia militaris
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Le campeur peut les observer au camp l' Ere de l'Estuaire. Ces belles mouches volent autour des fleurs, se déplacent souvent sur les grandes feuilles de plantes herbacées autour des tentes du camp. Les larves se développent dans des fossés et des petites mares contenant de la matière organique en décomposition. Les larves de certaines espèces de séricomyies vivent aussi dans la sphaigne humide de milieux tourbeux.

Ces syrphides ou mouches à fleurs, appartenant à un groupe les Sericomyiini, voisin des Eristalini, ont des larves dites ''queues de rats'' en raison d'une ressemblance présumée avec la queue du mammifère honni par l'humanité. Une extrémité de la larve porte une longue structure, le siphon respiratoire, qui vient chercher l'oxygène en surface des eaux fangeuses.

Sericomyia militaris ressemble à notre guêpe à face blanche (piqûre douloureuse), bien que l'imitation ne me semble pas spectaculaire. Ces mouches ont un rôle de recyclage de la matière en décomposition au stade larvaire et de pollinisation à l'état adulte. Il reste beaucoup à découvrir à leur sujet, périodes de vol saisonnières et quotidiennes, rencontres des sexes pour l'accouplement, ponte, durée des différents stades du cycle vital, oeuf, larve, pupe, adulte. Bref, ces mouches sont des auxiliaires précieux pour nous à notre insu.…

Helophilus sp
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Voici une autre belle mouche à fleurs commune sur le terrain du camp. Il s'agit d'observer les insectes qui butinent sur les fleurs et de ne pas confondre éristales et hélophiles avec les abeilles de nos ruches. Cette mouche peut justement être confondue avec les éristales. Ces deux mouches appartiennent à la tribu des Eristalini. Pour les distinguer, il suffit de retenir les belles lignes longitudinales pâles sur le dessus du thorax des Helophilus, absentes sur celui des Eristalis.

Comme les larves d'éristales et de séricomyies, celles des Helophilus sont aussi des ''queues de rats'' avec le long siphon respiratoire. Il faut les chercher dans les milieux humides avec de la matière en décomposition. Il faut regarder dans la boue au bord des mares et des fossés, et même en eaux saumâtres. Les larves d'une espèce européenne ont été apercues parmi les rhizomes en décomposition de Typha (quenouille).

Les mâles sont-ils territoriaux autour des fleurs ou des sites de ponte comme ceux des éristales observées au-dessus des marguerites? C'est à nous de le découvrir. Comme les éristales (des coulées fangeuses issues de la fosse septique du camp et les séricomyes, les Hélophiles jouent un rôle de recyclage des matières en décomposition à l'état larvaire et un rôle de pollinisation au stade adulte. La vie des Eristalini est relativement peu connue et nous pourrions les étudier à Port-au-Saumon même.