CAMP ERE DE L'ESTUAIRE Port-au-Saumon

Oasis nature Charlevoix, Québec

Témoignage

Un poisson se raconteimg104

Il y avait longtemps que je connaissais de réputation et de situation le CAMP d'écologie, dirigé par le père Jean-Baptiste Genest, C.S.V., à Port-au-Saumon. Je fus heureux de participer cet été au camp des garçons, à titre d'assistant--animateur dans l'équipe des poissons.

Ce qui plaît beaucoup aux jeunes, ce sont les excursions. Nous en avons fait environ sept d'une demi journée et deux d'une journée. L'esprit d'équipe et de camaraderie, en ces occasions, naît et se développe rapidement. L'habitude de partager les corvées et les joies croît au même rythme. Le camp est très agréable à vivre. À quoi cela tient-il ?

Sans doute à l'harmonieuse répartition des activités. Il y a les jeux d'équipes après le souper qui ont varié à tous les deux jours et sont, pour les jeunes, un exutoire merveilleux au trop plein d'énergie et une occasion précieuse pour acquérir plus de souplesse et d'habileté physique. Il y a aussi les soirée récréatives remplies d'imprévues et d'entrain, où les rires fusent à profusion. Les repas sont copieux et excellents. Les équipes de science s'y retrouvent et là encore les copains contribuent sans gêne à rappeler à plusieurs qu'ils ne sont pas seuls ! Les chants joyeux et « peppés » vont de soi durant la vaisselle.

Le matin, au lever, le campeur a le choix, soit de participer à une messe vivante où le thème de la journée est donné, soit de se joindre au groupe où se fait une réflexion plus élaborée sur le même thème.

Quelque chose qui a l'air de rien et qui pourtant me semble bien important, c'est la nomination qui se fait chaque matin, au rassemblement de neuf heure, du meilleur campeur de chaque équipe et du campeur du jour. Ce dernier se présentait à Yvon pour recevoir le collier distinctif… À l'occasion, il y a mention attribuée à un autre de l'équipe ou à l'équipe entière lorsque l'animateur en est particulièrement satisfait.

Évidemment le nœud du camp est la promotion des sciences naturelles. On y offre: la botanique, l'entomologie (les insectes), l'ornithologie (les oiseaux), l'ichtyologie (les poissons), et les invertébrés marins. Les dix moniteurs, tous bénévoles, rivalisent de dévouement et de compétence pour initier autant à la théorie qu'à la pratique. Chaque équipe doit, à la fin du camp, exposer l'essentiel se ses travaux et voir à les expliquer. La fierté et la joie se lisent sur toutes les figures des 52 campeurs et même de la vingtaine d'adultes responsables.

Il y aurait à mentionner le bivouac qui permet à chaque équipe, après une semaine, de se rassembler autour d'un feu de camp et, à la suite de quelques chants pour créer un climat, d'échanger sur leurs joies, leurs peines et leurs désirs. Ces mini-sondages permettent de s'assurer de la rectitude du parcours. Que dire de l'excursion du lendemain qui les amène pour une traverse du fleuve de Saint-Siméon à Rivière-du-Loup. Quelle révélation de constater que notre Saint-Laurent soit si large ! Et les Bélugas ! … Etc.

Je m'arrête ici et pourtant ce n'est qu'un coup d'œil sur un contenu si dense et si riche de formation.

Si d'aventure vous connaissez des jeunes qui aiment la nature et sont curieux de savoir, ou mieux encore, un adulte qui pourrait communiquer son amour et sa science de la nature, alors n'hésitez pas, communiquez avec nous. La gratuité, l'enthousiasme et la foi en la jeunesse existent encore.